Rieumes, un patelin de l’Ouest de la Haute-Garonne, au carrefour du Comminges, Du Volvestre et du Savès, un village qui a la particularité d’être vacciné à la seringue ovale et ce depuis l’année 1904 où Pierre de Parade, le premier président du club officialisa auprès des institutions compétentes, le club sportif rieumois. Depuis plus d’un siècle, dans ce village gaulois qui a offert au XV de France sept internationaux (de Maurice Sahuc, à Bernard Vivies) et deux internationaux treizistes (Georges Aillères et Jean Kazmareck), on vit au rythme des rebonds et des performances des « Bleu et Blanc ».

Il y a trois décennies, l’équipe tenait parfaitement sa place au sein du groupe B (le troisième niveau national) avant de se retrouver au terme de la saison 2010-2011 dans l’anonymat du championnat territorial. « Le championnat Honneur n’était pas forcément un déshonneur, fait remarquer un ancien dirigeant et supporter du club, Alexandre Darbon. Sur un plan financier et sportif, nous étions à notre place. Après tout, peu importe le niveau. Ce que souhaitent les Rieumois, c’est d’assister à quinze heures à un match sur le stade du Pigeonnier. À Rieumes, on n’imagine pas un dimanche sans rugby. »

Stéphane Bohn, de l’Honneur à la Fédérale 2

Dans l’histoire du « Sporting », il y a toujours eu une main salvatrice, un homme providentiel pour tirer le club vers le haut. Après sa retraite agenaise en 1978, le regretté Christian Viviès est revenu à son club d’origine pour mener l’année suivante, l’équipe fanion au titre national de Troisième Division face aux Alsaciens de Kronenbourg et à l’accession à l’échelon supérieur. Plus près de nous, un ancien agenais, Stéphane Bohn est venu relever le défi en 2013 avec comme associé un certain Jérôme Viviès (Le fils de Christian).

Après une collaboration d’un an, le glorieux « Sporting » valida son retour en Fédérale 3 après une mémorable victoire aux dépens de Beaumont-Lomagne sur la pelouse du Toulouse UC. Après avoir renoué avec l’échelon fédéral, la nomination à la présidence de Michel Montaut, un entrepreneur de l’Isle-en-Dodon, a permis au groupe senior d’étoffer son effectif. La saison écoulée, sous la collaboration du duo Monnereau-Bohn, les Rieumois ont échoué aux portes de l’accession face à Pamiers.

Cette année, Stéphane Bohn s’est transformé en Merlin l’Enchanteur. Le 14 mai dernier au stade du Pigeonnier, à la faveur de son double succès en seizièmes (27-25 et 22 -11) aux dépens de l’Étoile catalane, l’équipe fanion a accédé au sein du deuxième échelon fédéral. Un niveau de compétition que le club avait quitté en 1995.

« J’ai des joueurs qui ont un mental exceptionnel », lâche Stéphane Bohn. L’année prochaine, il ne coachera plus le Sporting. Mais, la saison n’est pas achevée pour autant. Le 28 mai, sa formation va en découdre pour une place en quart de finale face à Tournefeuille. Dans la mémoire rieumoise, on n’oublie pas que ce titre du Troisième échelon a été conquis en 1972 et 1979. Avant de remettre les clés à son successeur, Stéphane aimerait marquer un peu plus l’histoire du Sporting. Un Sporting qui renoue avec un passé glorieux. Du haut de son nuage, Christian Viviès ne peut qu’apprécier.

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