Le Sporting Club Rieumois, légendaire place forte du Savès, poursuit son retour sur le devant de la scène à la faveur d’une phase aller très convenablement négociée.

Le visiteur de passage dans l’enceinte honorant la mémoire de Marcel Billière (le père de Michel) ne peut être qu’impressionné à la vue des portraits des grandes figures ayant évolué du côté de ce que l’on appelait naguère «Le Moulin». Et justement, si les ailes du temps ont tourné et si la culture profonde du rugby a changé, l’actuel aréopage tient énormément à perpétuer l’héritage légué par les glorieux anciens.

Voilà sans doute pourquoi, de «Jojo» Raynaud à Stéphane Audouy en passant par Michel Montaut, nul ne s’enflamme inconsidérément au regard de la bonne dynamique impulsée depuis deux ans. Il faut croire qu’un simple aller-retour en Fédérale 2 n’intéresse absolument pas un encadrement appelé à pérenniser le projet sportif dans la longue durée. «Le premier objectif, c’est la qualification» explique le très discret – et non moins précieux – Michel Montaut.

Il est vrai qu’avec 230 000 euros de prévisionnel, les dirigeants sont libres d’estimer que le vénérable «Sporting» n’est pas prêt à franchir un nouvel échelon. Du moins, pas encore. «Pour l’heure, nous nous structurons», poursuit en toute modestie celui qui fait de la formation et de l’épanouissement des jeunes la pierre angulaire de son programme. Il est vrai qu’avec 170 jeunes recensés au sein de l’école de rugby (sur un total de 270 environ), l’avenir s’annonce sous de bons auspices. Et la tradition respectée. Dimanche dernier et sous le regard attentif d’Alain Laporte, l’un des héros de la campagne de 1972, le «petit» frère de Guillaume Boussès formait la tête de pont tandis que Jérôme Viviès, le fils du regretté Christian, prodigue encore et toujours ses meilleurs conseils au groupe également copiloté par Stéphane Bohn et Philippe Monnereau. De même, les patronymes de Dupont, Barrière (le pilier passé par le Stade Toulousain, Mont-de-Marsan et Saint-Sulpice) et autres Coueffé tintent d’une résonance toute particulière.

Conscient de ce que représente le club, le staff ainsi en appelle «à un état d’esprit exemplaire».

Le même que celui qui a permis de préserver le gain du dernier match à domicile aux dépens des Bigourdans. Voilà les Rieumois installés sur les bons rails, même si, comme Stéphane Bohn, technicien rigoureux et perfectionniste à l’envi, se sera chargé de le leur rappeler, il ne fait jamais bon s’endormir sur les lauriers fraîchement coupés.

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